• Bili a donc regagné sa Belgique et moi, je suis remontée vers le nord de la mer caraïbes,  à la limite du parc national de Tortuguero, où je ne souhaitais pas aller car trop touristique à mon goût,  dans un petit village de 500 habitants tout au plus, du nom de Parismina. Je me suis engagée pour 5 jours auprès de l'association save the turtles of Parismina (ASTOP) que je recommande au passage,  afin de patrouiller de nuit pour surveiller la ponte des tortues luth (ici appelées baula) mais également les tortues vertes. J'ai été super chanceuse. J'ai marché 4 nuits de suite en alternant 20h-minuit et minuit-4h du matin, et n'ai pas eu une seule nuit de la pluie, si fréquente en cette saison et qui plus est de nuit. La patrouille consiste à arpenter les 6 kms de plage au total, à la lumière que la nuit veut bien laisser transparaître et à repérer les traces laissées par ces dames qui viennent pondre sur la plage qui les a vu naitre quelques 25 à 30 années plus tôt. Moi, j'ai eu la chance et j'ai assisté au spectacle époustouflant de la ponte d'une tortue luth sur la plage, le travail de titan qu'elle accomplit et nous on collecte les oeufs. Nous en avons récupéré 113 pour une seule tortue. Les oeufs, placés dans un sac plastique doivent être transportés avec la plus grande précaution,  car si un oeuf est endommagé c'est toute la portée qui est menacée. On regagne donc le vivier où on reproduit un nid dans le sable. Ce vivier est surveillé 24h sur 24. J'ai également assisté à la sortie de leur nid de bébés tortues vertes et luth arrivées à maturation au bout de 60 jours d'incubation. Au debut, elles sont un peu beaucoup endormies puis elles se réveillent doucement et dès que tous les bébés sont bien réveillés et s'agitent dans tous les sens, on les aide à rejoindre l'océan.  Malheureusement seulement 1 sur 1000 va survivre. Cette association est non seulement très sérieuse mais déploie aussi tous les moyens possibles de sensibilisation auprès de sa population pour lutter contre les braconniers qui volent les oeufs pour les revendre 2 usd la douzaine. Le monde est moche parfois,  heureusement qu'il y a des associations comme ASTOP qui existe pour préserver un peu de la beauté de notre monde. Vous l'aurez compris j'ai adoré cette expérience. De plus pendant 5 jours j'ai été accueillie par une famille tica, une femme et ses 2 ados de 13 et 17 ans, un garçon,  une fille, dont j'ai pu partager le quotidien, alors ça jaime. Et puis comme je me sentais bien à Parismina, j'y suis restée quelques jours de plus, une semaine, en freelance. J'ai pris un hostal et la journée,  lorsque le temps était clair, j'ai repeint les grilles de l'école,  et quand il faisait mauvais,  je parcourais à pied la plage pour ramasser les déchets qui s'amassent sur la plage, déchets dont l'océan ne veut plus. Parfois ce sont de simples petites particules de plastiques rongés par les flots. Ça aussi c'est déprimant pour les gens du village. Ils prennent garde à recycler leurs déchets,  et il arrive sur leur plage ceux des autres... Bref, j'ai beaucoup aimé Parismina, j'y ai fait la connaissance de personnes fort sympathiques avec lesquelles je vais rester en contact,  le feeling est merveilleusement bien passé. Les femmes qui tiennent le resto où j'avais élu domicile pour manger, m'ont cordialement invitée pour mon dernier déjeuner à un repas traditionnel le rondong (bougna local) cuisiné au poisson spécialement pour moi. Un vieux monsieur m'a proposé de rester plus longtemps et de me payer pour que je lui repeigne sa maison. J'en avais gros sur la patate de partir de ce village où je reviendrai c'est sûr.

     

     

    Je suis allée sur puerto viejo, situé non loin de Cahuita à 15 km plus au sud, pour me rapprocher de la frontière du panamá où je pars pour l'île pastores dans l'archipel de bocas del toro, réputée pour ses plongées et ses fonds marins. Je pars faire 15 jours minimum de bénévolat dans une ferme permaagricole où je vais aider à préparer confitures, chocolat miam miam et autres produits qui pourront être vendus sur les marchés pendant la saison creuse de juillet et août afin de récupérer un peu de sous pour la communauté installée. Je pense que je vais bien me plaire là bas. En attendant,  j'ai visité le coin et me suis fait 25 km en vélo pour aller au village de Manzanillo où j'ai fait la connaissance d'un jamaicain Wesley installé ici depuis 8 ans, avec qui ont a beaucoup échangé et on a  bien ri, pura vida.. 

    Arrivee en petit bateau a Parismina  boeuf indien a parismina  arrivee au village de Parismina

     

    Parismina : tortues Luth bebes qui viennent de sortir  Parismina : tortues Luth  Parismina : tortue Luth

     

    Parismina : tortues Luth encore  Parismina : tortues Luth avant mise a l eau  Parismina : tortues Luth vivier garde 24h/24h

     

    Parismina : paresseux   Parismina village  Parismina : plage

     

    Parismina : coucher de soleil Parismina : coucher de soleil1

     

     

    Rien á dire sur puerto viejo, village de surf très charmant aux couleurs des caraïbes, on s`y sent bien, l`atmosphère est très dècontractée, j`adorrrrrr.

    Par contre, je me suis fait une superbe balade en vélo et regardez bien le vélo, il a une particularité. laquelle ? A vos commentaires...

     

    Puerto viejo bar outback jack, un délire à lui seul  Puerto viejo, emtrée d´un hostal trop délirant lui aussi  une des plages puerto viejo

     

    autre plage puerto viejo  Velo


    3 commentaires
  • Après Ometepe, je suis donc retournée malgré mon gré, mais en accord avec moi-même attention,  rejoindre Bili, que j'avais quittée quelques jours avant en pensant ne pas la revoir avant mon retour en France,  à Cahuita, petit village de surf, sur la côte caraïbes. Atmosphère décontractée,  ambiance chaleureuse et conviviale,  avec en fond sonore permanent du pur reggae. La plupart des maisons y sont colorées de jaune, de vert et de rouge, vous l'aurez deviné. Nous avons donc passé les derniers jours qu'il restait à Bili à explorer le parc national de Cahuita, , où nous avons marché les 9 kms de sentiers et pu,  grâce à notre guide,  voir paresseux,  singes hurleurs et capuccinos (singes noirs au visage blanc, d'où leur nom), serpents jeunes, lézards appelés jésus christ, car ils sont capables de courir au dessus de l'eau,  et autres papillons aux couleurs variées.

     

     Nous avons aussi pris un tour,  et oui cela m'arrive de temps en temps quand je n'ai pas le choix, pour rencontrer la tribu indigène des bribri. Nous y avons été accueillies très chaleureusement. Le chef de la tribu nous a enseigné l'utilisation de certaines plantes médicinales et leurs vertus,  le processus complet traditionnel d'élaboration du chocolat avec dégustation en prime. Je ne vous cache pas que le chocolat que j'ai dégusté ne ressemble en rien au chocolat que l'on mange,  même celui des plus grandes marques de renom. Il ne font pas à la chaleur et une petite quantité suffit pour être gustativement rassasié. Un vrai bonheur. Nous avons goûté également pour le déjeuner un plat traditionnel qui ressemble en  beaucoup de point à notre bougna local : tarot, patate douce banane plantain, chouchoute et poulet, le tout cuit dans du lait de coco, pas en boite ni en brique, le tout enrobé dans une feuille de bananier dans un four traditionnel,  à l'étouffer. C'était délicieux. J'ai demandé au chef du village si éventuellement je pouvais revenir pour partager pendant quelques jours leur quotidien,  ce qu'il a accepté avec grand plaisir. Il va falloir que je cale ça dans les semaines à venir.

    enfants de la tribu des bribri  plantes medicinale tribu des bribri  famille qui nous a accueillie tribu des bribri

     

    maison tribu des bribri  grains de cacao broyes pour faire du chocolat tribu bribri  A l`ancienne voila les crottes .. en chocolat

     


    1 commentaire
  • J'ai donc passé un mois sur l'île d'ometepe, située sur le lac nicaragua et ai expérimenté la vie en communauté et l'auto suffisance alimentaire autrement appelée permaculture.

    Le lieu est absolument paradisiaque. J'ai installé ma tente avec l'entrée face au volcan Concepcion, actif de son état mais on n'aperçoit aucune lueur de lave, seuls quelques fumerolles parfois. Chaque après-midi, on se retrouvait avec Bili dans une grande case ronde ouverte avec une vue à 180 degrés sur le volcan concepcion offrant une vue magnifique avec en prime, au coucher du soleil, les singes hurleurs qui viennent se délecter des fruits qui abondent dans la forêt environnante.

    Le matin étant consacré au travail collectif. J'ai fait du jardinage, laver la piscine, aider dans le centre de recyclage, bref chaque matin, chacun choisit parmi la liste de travaux proposés, le travail qu'il souhaite faire.Avec cette expérience de la vie encommunauté, autre qu'avec les potes quand on part camper, j'ai pu observer les gens évoluer au sein du groupe. Il y a ceux qui viennent pour quelques jours en tant que touristes, et les volontaires qui s'engagent pour 1 mois minimum. J'ai rencontré de belles personnes avec de belles âmes, nous avons beaucoup échangé. La plupart des gens ont entre 20 et 30 ans, ou la cinquantaine passée. Mais y avait aussi des cons, des gens avec lesquels je n'avais aucun feeling. Comme des travailleurs locaux venaient chaque jour travailler la matinée, cela me permettait de pratiquer mon espagnol et d'échanger un peu avec des locaux.

    Heureusement qu'il y avait Bili avec moi, on se retrouvait pendant notre temps libre, et on s'est bien marrées toutes les deux. On avait jeté notre dévolu sur grande case ronde, située en haut d'une colline, case fabriquée avec des trons d'arbres et du torchis, ouverte, avec une vue extraordinaire à 180 degrés sur le volcan concepcion, avec en prime, au coucher du soleil, les singes hurleurs qui viennent se délecter des fruits qui abondent dans la forêt environnante.

    Y avait des côtés sympas et d'autres qui me gonflaient du genre le matin après le petit déjeuner, on se réunissait dans une case, certes avec une superbe vue sur le volcan concepcion, et avant de commencer la réunion, on formait un cercle, en tenant ses voisins par la main, on respirait profondément les yeux fermés, pour ressentir l'énergie collective. Et après chacun son tour, on devait exprimer comment on se sentait... Vous pouvez imaginer comment ça me gonflait, mais on finit par s'y accoutumer.. Le soir avant le repas, idem mais on est debout cette fois, on doit dire ce pourquoi on est reconnaissant. De toujours parler anglais me fatiguait, par moment.. Ça me donnait une bonne excuse pour rester dans ma bulle parfois. J'ai aussi beaucoup appris sur les plantes, végétaux et la permaculture en général. j'ai fait un petit livre avec toutes les aliments qui poussent dans le jardin, agrémenté de photos, des noms de chaque plante et leur utilisation. Belle experienxe aussi de préparer des repas por 20 personnes avec les ressources du vivier produit.

    Le matin à 5h30, une heure de méditation était offerte ainsi qu'une heure de yoga en fin d'après midi. Bon j'ai pas été très assidue...J'ai fait quelques cours de yoga l'après midi, de la danse africaine, ça m'a bien plu même si je suis raide comme un piquet..ahou pov'moi. J'ai aussi donné la main à un cours de cirque, dirigé par 2 australiennes volontaires aussi, aux enfants des tribus alentours, un vrai régal de voir le sourire des enfants.

    Ce qui m'a le plus émerveillé c'est évidemment le lieu qui est magique et magnifique, la vue sur le volcan et le lac des 2 côtés, la forêt, les singes hurleurs qui s'approchent à quelques mètres, moins d'oiseaux qu'à el castillo, mon coup de coeur de ce voyage, mais le jour comme la nuit, les oiseaux, grenouilles, grillons enchantent mes oreilles de tous ces sons magiques qui peuplent la forêt.

    Avec Bili on marchait à travers les champs de temps en temps, pour rejoindre la ville la plus proche, où on se jetait sur les chocolats et les gâteaux, du sucre... Car les repas végétariens sans huile, sans sucre avec au menu des haricots (rouge, blanc, noir...) du riz de la salade, du taro et du trigo, des tomates et des avocats, au bout d'un moment, on en a un peu marre. Mais il a été très intéressant de vivre cette expérience avec les bons et les moins bons côtés.

    J'ai quitté l'île d'ometepe après un mois globalement très enrichissant et un souvenir impérissable du lieu, en prenant un bateau de nuit pour rejoindre san carlos de l'autre côté de l'île. . Je pensais poursuivre mon périple sur les autres îles du lac et sur le rio san juan, mais le seul distributeur automatique de billets n'a pas voulu me donner de sous, j'ai donc du renoncer à ce projet et revenir plus tôt au costa rica.

    île Ometepe Nicaragua : la vie en communauté,  expérience de la permaculture  île Ometepe Nicaragua : la vie en communauté,  expérience de la permaculture    enfant dans un hamac

     

    coucher de soleil   île Ometepe Nicaragua : la vie en communauté,  expérience de la permaculture  areignee

     

    maison de la jungle  salle commune  bus en ville a santa cruz

    temple de meditation et yoga  piscine naturelle avec vue sur volcan concepcion  volcan concepcion

    île Ometepe singe hurleur  île Ometepe singes hurleurs  île Ometepe coucher de soleil

    cirque  cirque 1  cirque 2

    artiste em herbe tres doue houla hop  vu de notre salle de cours de cirque


    2 commentaires
  • Coucou vous tous,

    Bon j´ai pas fini d´écrire mon article sur l´ile d´Ometepe et son volcan Concepcion actif et son volcan éteint Maderas sur le lac Nicaragua, oú je viens de passer un mois á faire du volontariat dans une communauté, je vous raconterai cette expérience dans l´article. Je souhaitais rester au Nicaragua pour explorer la partie sud est et naviguer sur le rio San Juan mais la seule ville centrale oú j´organisais mes différents itinéraires départ et retour, mais le seul distributeur de San Carlos ne me donnait pas d´argent: J´ai donc du renoncer á ces 12 jours que je souhaitais passer encore au Nicaragua, pour rencontrer plus les gens et les tribus et me voilá de retour au Costa Rica. Je viens de passer 2 jours de repos á La Fortuna, retour vers le volcan Arenal avec un autre point de vue, et je repars demain pour la cote caraibes, pour tortuguero puis Parismina, oú l´on accéde qu´en bateau, oú je vais faire du volontariat pour surveiller les tortues et donner des cours á des enfants. Lá bas, pas de connexion internet a priori ou trés mauvais comme sur l´ile d´Ometepe, donc les prochaines nouvelles dans quelques semaines.

    voilá, une pensée pour vous tous en ce dimanche trés gris ici.

    A trés bientot et laissez moi vos commentaires que je me régale de lire aussi.

    Bizzz valooo


    5 commentaires
  • Comme on nous a conseillé de passer la frontière de bonne heure, on quitte Libéria très tôt a 7h30 on arrive à peñas blancas on doit d'abord faire les formalités de sortie du Costa Rica,  payer la taxe adéquate avant, c'est juste dommage que le pseudo guichet où on paye soit à 500m des douanes et aucunement indiqué. 

    Heureusement,  un vieux monsieur en fauteuil roulant que j'avais aidé dans le bus, m'indique qu'avant de faire la queue au guichet il me faut payer la taxe. Bref, même s'il y a déjà pas mal de monde, cette formalité est terminée en 20mn. On suit ensuite un long chemin de 500 m en terre avec des grillages de chaque côté et des hommes majoritairement qui proposent de changer des dollars US en cordobas, monnaie du nicaragua, dont les habitants sont les nica comme on les appelle ici. Puis on arrive à un second guichet, où l'on doit cette fois-ci s'acquitter d'une taxe communale de 1 us$, puis d'une taxe d'entrée au nicaragua. Là encore, je fais la queue à un guichet après 20mn d'attente c'est à mon tour et le douanier m'indique que je ne suis pas au bon guichet.  Heureusement qu'à l'entrée des bâtiments y'a des douaniers qui te demandent ce que tu veux, je me mets à douter sérieusement de mon espagnol,  qui jusqu'à présent ne m'a pas joué de mauvais tour.  Bref,  je refais la queue à ce nouveau guichet et 1/2h après,  j'ai mon visa pour 90 jours... Alors après on rentre dans la dimension du harcellement total. Mais, j'y suis préparé mentalement,  je reste soft et très polie pour dire non à toutes les propositions qui nous sont faites, du taxi en passant par le change, la bouffe, un hôtel,  un bus... Ça grouille autour de moi, que je n'aime pas ça.

     On a décidé avec bili de nous rendre a playa marsella,  moins touristique et où l'on peut nager (youpîiiiiii) et faire du surf, manger du poisson...bref farniante totale. Mais il faut y aller, elle se mérite cette plage. On sait qu'il nous faut prendre un bus puis descendre à un intersection, la virgen (la vierge) facile à retenir pour nous rendre à san juan del sur puis de là,  un taxi. Avec tous ces taxi drivers, on leur demande leur prix pour nous amener directement là bas. Prix négocié, pas de galère et 1h nous sommes à playa marsella.  pouah trop super le lieu, pas de touristes ou presque, que des nicas qui terminent de fêter la semaine sainte en dansant, l'océan pacifique nord s'étale devant mes yeux, l'horizon à perte de vue, ça me manquait.  Direct, une fois nos affaires posées dans l'une des 2 chambres seulement que possède notre hôte, j'enfile mon maillot de bain,  et je plonge dans l'eau chaude de l'océan,  je me régale de nager à nouveau.  notre hostal est juste au pied de la plage, grande chambre, salle de bain aménagée avec goût,  pierre er ciment et coquillages,  hammac, grand faré avec vue sur la mer. Le paradis n'est pas loin... Les couchers de soleil sont grandioses et les 3 jours passés ici m'ont reconnectés avec l'océan,  que c'est bon.

     

    Marche de san juan del sur  coucher de soleil Playa Marsella  Playa Marsella

    NICARAGUA - Playa Marsella  Bus nicaragua  coucher de soleil Playa Marsella 1

    Playa Marsella bois et coucher de soleil


    2 commentaires



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires